Cette page sera pour les publications trouvées ici et là concernant l'homosexualité, juste pour vous tenir au courant de ce qui se passe ici et dans le monde....
Élisabeth Thorens-Gaud, enseignante
dans un gymnase, auteur de Adolescents homosexuels, des préjugés à
l’acceptation, [Favre, 2009], est l’invitée du Grand Débat organisé par 24
heures et Payot-Libraire au Théâtre de Vidy-Lausanne.*
Lundi 19 octobre
2009 [Dès 19h00 : Entrée libre] À :Lausanne Pépinet
Effarée de
découvrir l’absence totale de documentation sur l’homosexualité des jeunes
dans le matériel pédagogique destiné aux enseignants – pour ne rien dire des
bibliothèques, indigentes et autocensurées – Élisabeth Thorens-Gaud, qui
enseigne l’histoire et la géographie dans un gymnase vaudois, a entrepris de
pallier cette grave lacune en rédigeant elle-même un manuel pratique destiné à
soutenir les éducateurs, mais aussi les parents et les adolescents.
Superficiellement informés, formatés au cliché du modèle familial classique,
tous en effet se trouvent très démunis lorsqu’un enfant, un élève, un[e]
camarade de classe ose déclarer avoir choisi son mode de relations
personnelles : tolérance affichée et grands principes cèdent alors devant les
préjugés les plus simplistes, sans que l’entourage direct ou plus éloigné,
ni bien sûr l’adolescent[e]-même, sache où se tourner pour trouver
encouragements, appuis et relais. Résultat : la prévalence de suicide parmi les
adolescents homo- ou bi- sexuels, ou se jugeant tels, est en moyenne cinq à
dix fois plus élevée… Fondé sur le respect inconditionnel dû à la vie privée
de chacun, ce guide – étayé en fin de volume par nombre d’informations pratiques
et d’adresses – est riche de témoignages parfois bouleversants, mais aussi
rassurants sur la capacité des adultes comme des jeunes à encaisser une
réalité encore difficile à vivre, et à ouvrir de nouvelles
perspectives.
Les Jeunes Verts Valaisans ont pris connaissance avec consternation du communiqué de presse des Jeunes UDC au sujet de l'homosexualité et de ce qu'ils nomment "la banalisation d'un comportement déviant". Ils rappellent que l'intitulé exact de la Journée mondiale contre laquelle les Jeunes UDC s'insurgent est "Journée mondiale contre l'homophobie" (et non "en faveur de l'homosexualité") et à lire Grégory Logean, on comprend à quel point la teneur d'une telle journée est d'actualité.
Si les Jeunes UDC étaient bien renseignés, ils sauraient que le but de cette Journée n'est pas de "promouvoir un choix de vie", mais de susciter la réflexion afin de lutter contre les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre (selon le site internet officiel de la Journée mondiale contre l'homophobie).
Comme à leur habitude, les Jeunes UDC préfèrent déformer la réalité pour provoquer et s'en prendre à une minorité. Comment est-il possible que l'on arrive encore à prendre une différence pour de la déviance ? A prétendre que l'homosexualité est un choix de vie, alors que l'on sait depuis longtemps que l'orientation sexuelle dépend d'un certain nombre de facteurs liés au vécu de chacun mais ne constitue pas un choix à proprement parler ?
Avec de telles inepties, les Jeunes UDC sont blessants vis-à-vis d'une minorité qui rassemble tout de même 10% de la population et contribuent à faire souffrir inutilement des individus qui vivent leur sexualité différemment.
Les Jeunes Verts Valaisans rappellent leur attachement à une société plurielle et au respect des minorités qui la composent. Il n'est pas concevable qu'aujourd'hui encore, des individus soient stigmatisés de la sorte en raison de leur orientation sexuelle et l'homophobie doit définitivement appartenir au passé. C'est à ce prix que "l'équilibre psychique et moral de la jeunesse" sera respecté, afin que chacun se sache accepté dans la société avec ce qu'il peut lui apporter.
Pour le comité des Jeunes Verts Valaisans, Pascale Sarrasin Bruchez, Présidente